Ethereum teste des blocs 3 fois plus gros : ce que ça change
Ethereum, la deuxième plus grande blockchain au monde, est en pleine répétition générale. Ce mardi, à 13 h 53 (heure de Dakar), sa prochaine grande mise à jour — « Glamsterdam » — a été activée sur Sepolia, un réseau de test où les jetons n’ont aucune valeur. Objectif : voir si le réseau peut produire des blocs environ trois fois plus gros qu’aujourd’hui. On vous explique ce qui se joue — et ce que ça ne change pas.
Que s’est-il passé ?
Sur une blockchain, les transactions sont regroupées dans des « blocs » — un peu comme des cartons de déménagement. Chaque bloc a une capacité limitée, mesurée en « gas » : l’unité qui compte le travail demandé au réseau. Aujourd’hui, un bloc d’Ethereum tourne autour de 60 millions de gas.
Le réglage testé depuis ce mardi sur Sepolia monte ce plafond à 200 millions, environ trois fois le réglage actuel. Concrètement : plus d’opérations tiennent dans chaque bloc. C’est l’une des pistes principales pour désengorger le réseau, dont les frais grimpent dès qu’il y a trop de monde.
Glamsterdam ne se limite pas à ce chiffre : la mise à jour — contraction des noms « Gloas » et « Amsterdam » — change aussi la façon dont les blocs sont construits et vérifiés.
Autre détail : le passage à 200 millions n’est pas automatique. Chaque opérateur doit choisir de produire ces gros blocs. Un logiciel majeur du réseau, Prysm, a même publié un correctif lundi soir, veille du test, pour éviter que beaucoup restent à l’ancien réglage et faussent le test.
Pourquoi ça compte
Ethereum, c’est le réseau derrière l’ETH, mais aussi l’une des « autoroutes » les plus utilisées pour envoyer de l’USDT (la version dite « ERC-20 ») et faire tourner des applications financières. Quand le réseau sature, les frais s’envolent — c’est exactement le problème que la hausse de capacité cherche à traiter.
Rien n’est gagné pour autant. Le test de Sepolia va se jouer sur plusieurs semaines : il doit montrer si les ordinateurs du réseau tiennent la charge avec des blocs si lourds. Ensuite seulement, les développeurs fixeront une date pour le réseau principal d’Ethereum — aucune n’est annoncée pour l’instant. Un autre réseau de test, Hoodi, pourrait enchaîner fin octobre, si tout va bien.
Ce que ça change pour vous
- Rien, tout de suite. Votre ETH, vos USDT, votre wallet : le réseau principal n’a pas bougé. Aucune action à faire, aucune « migration » à lancer.
- Ce n’est pas une promesse de frais divisés par trois. Plus de capacité, c’est plus de marge — mais les frais dépendent toujours de l’affluence au moment où vous envoyez. Méfiez-vous des vidéos qui annoncent « des frais quasi gratuits dès demain » : ce n’est pas ce qui a été annoncé.
- C’est une répétition générale, et c’est voulu. Avant de toucher au réseau principal, où circulent des milliards de dollars, tout se teste sur un réseau où l’argent n’existe pas. Si ça tourne mal sur Sepolia, personne ne perd un franc. C’est le rôle d’un « testnet ». Pour les mots comme « gas », « bloc » ou « testnet » : notre glossaire.
À surveiller
Les prochaines semaines diront si ces « gros blocs » tiennent la charge. Si le test est concluant, Glamsterdam pourrait débarquer sur le réseau principal d’Ethereum d’ici la fin 2026. Relisez aussi notre point marché de ce mardi.
Et pendant ce temps (relevé du 6 octobre 2026, 1 $ = 585 F CFA) : l’ETH vaut environ 2 708 $ (≈ 1 584 000 F) et le Bitcoin environ 86 100 $ (≈ 50 371 000 F). Les prix bougent en continu : suivez-les sur notre page prix en francs CFA.
Article informatif, pas un conseil d’investissement. Sources : Ethereum Foundation (calendrier Glamsterdam et activation sur Sepolia, 6 octobre 2026) ; CoinDesk (correctif Prysm et objectif du test de capacité, 6 octobre 2026) ; Crypto Briefing et TokenPost (contenu de la mise à jour, réglage des 200 millions de gas, 6 octobre 2026) ; CoinGecko et open.er-api (prix et taux, relevé du 6 octobre 2026).